Au bout de la route, le commencement…

(13 aout) Il y avait le paysage avant d’arriver sur le bord la baie James et maintenant, il y aura le paysage après…  J’ai reçu ce spectacle inédit à mes yeux, en plein cœur!  Je n’avais jamais atteint un lieu aussi septentrional, et avec la mer en plus, j’en suis tombé sur le cul!  Le millier de kilomètres parcouru me récompensait enfin.

Au fin bout de la route, il y avait une grève caillouteuse, sur laquelle une enfilade d’embarcations échouées attendaient que des Cris de Chisasibi viennent les remettre à l’eau pour naviguer et pêcher sur la baie James.  Sur la dune, deux gazébos.  J’ai stationné près de l’un d’eux et c’est là que j’ai passé la nuit la plus extraordinaire de mon périple nordique.  Au loin, l’horizon est aussi grand que sur la mer!  J’ai parlé à 2 Cris qui sont passés près de moi en s’arrêtant, dont un qui revenait de pêcher.  Tous les deux étaient super sympathiques et curieux de parler avec cet étrange venu de si loin avec ce drôle de camion et qui ne cesse de dire wonderful… wonderful country, …landscape, …sea à chaque phrase qu’il baragouine en anglais.

Comment ne pas énumérer ici la liste des superlatifs inspirés par cette nuit spéciale que j’ai passée sur la grève de la baie James, tout au bout (oui, la fin!) de la Route de la Baie James.  En fait, il m’a fallu rouler une dizaine de km de plus, en gravier, à l’ouest de Chisasibi.  J’y ai vu un coucher de soleil nordique sur une mer nordique, sous un ciel nordique, suivi d’un lever de pleine lune nordique, avec en complément de programme, quelques Perséides et une petite aurore boréale.  C’était tout à fait EXTRAORDINAIREMENT-FANTASTIQUEMENT-SUBLIMEMENT STUPÉFIANT !  Je crois bien que je n’avais jamais vu une nuit aussi lumineuse.  Autour de 22h30 les dernières lueurs du jour bleuissaient encore la ligne d’horizon.

Du crépuscule jusqu’à la nuit, j’ai fait un tas de photos et quelques vidéos pour essayer de capturer ce spectacle impressionnant.  Des vidéos parce qu’en plus de la brillance de la nuit, ce qui m’a le plus marqué, c’est le SILENCE ABSOLU,  aucun bruit, à part deux ou trois cris d’oiseaux dans le lointain.  Quelques véhicules faisant la boucle sur la grève avant de repartir, sont venus troubler de temps en temps ce silence nordique d’une profondeur que je n’avais jamais entendue…  Après cette veillée envoûtante, je n’ai trouvé le sommeil qu’assez tard, je n’arrivais pas à quitter ce spectacle magique éclairé seulement par la lune et les étoiles, dont la seule musique était celle du silence.

Finalement, à l’aube du matin suivant, j’ai été réveillé par la pluie torrentielle qui clapotait sur le toit de mon modeste petit camion de 26 ans qui m’a permis de me rendre jusqu’à ce bout du monde sans la moindre anicroche.  La pluie engloutissait le paysage et le vent bousculait le west.  C’est sous ce ciel fâché (comme dans la chanson de Desjardins) que j’ai quitté ce vestibule du paradis et repris la route vers Radisson où j’avais rendez-vous pour une visite des Installations Robert-Bourassa, anciennement appelé LG-2.

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5 réflexions sur “Au bout de la route, le commencement…

  1. WOW !!! Superbe compte-rendu de ce voyage à la Baie-James !
    Je viens de trouver l’endroit où me rendre l’été prochain.
    J’adore ces paysages perdus, loin des grandes villes et du bruit !

    Merci encore

    Claude

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