Leaving Las Vegas, au plus criss…

Me v’là à Las Vegas 4 jours trop tôt pour notre rendez-vous.  Pas envie d’y aller avant l’arrivée de Marie-Claude, alors je trouve sur la carte Lake Mead National Recreation Area (NRA… comme la patente à guns).  Je me dirige donc là pour passer deux jours en camping rustique… en plein désert!  Il y a effectivement un lac qui est en fait le réservoir du célèbre Hoover Dam, mais que du désert autour.  Tout ce qui pousse au camping, arbres et arbustes, est irrigué individuellement, sinon c’est la mort assurée.  Ah c’est beau, pendant quelques heures, après on se lasse on ne voit que le vide et la chaleur excessive tout envahir autour de soi et à l’intérieur aussi.  Des litres d’eau ne suffiront pas à étancher la soif… d’être ailleurs.

Je suis quand même resté au camping jusqu’à dimanche.  De là, je suis allé visiter le Hoover Dam samedi matin, ça valait le coup, spectaculaire comme dans les films.  Dimanche c’était assez pour le désert des solitudes, j’suis donc rentré vers Las Vegas pour m’installer dans un RV Park tout équipé et pour attendre mardi.  Comme il était tôt, je me suis dis, c’est le moment idéal pour faire la Strip, un peu tranquille.  Ce que j’ai fait… Hein, c’est ça Las Vegas!?  Tout ce factice, cette illusion, cet absolu manque d’imagination, ce paradis infini du copier-coller (si ça existe ailleurs j’en veux une copie), tout ce carton-pâte érigé à la gloire de la superficialité!!  OK, j’avais un préjugé avant d’y arriver, mais désolé, je n’ai pu que le confirmer.

Las Vegas a été construit sur la plus vile bassesse de l’humanité, l’appât du gain facile.  Tout a été construit par la mafia dans l’exercice d’un commerce aussi trompeur que lucratif.  Si on pouvait réellement gagner aux casinos, vous pensez vraiment qu’ils existeraient encore??  Tout ce flafla culturel autour, comme le Cirque du Soleil, Céline Dion et tous ces entertainers de tout acabit (il y a particulièrement beaucoup d’illusionnistes dans cette apothéose de l’illusion du bonheur) n’est qu’un immense alibi pour cautionner cette criminalité à cravate que sont devenus les casinos modernes.  Peut-être ben bon pour les artistes qui encaissent de bons chèques, mais tout cela ne sert qu’à appâter les clients qui ultimement, enrichiront les casinos.  En fin de compte, je me demande qui cautionne qui?

Je retiendrai cette image de Las Vegas, imaginez un mafioso démodé, veston blanc brillant, lunettes fumées, affublé des jewels les plus clinquants et quétaines qui soient, se pavanant au volant de sa vieille Cadillac blanche, accompagné d’une veille pute trop maquillée qui essaie de faire croire qu’elle est autre chose qu’une vieille pute, malgré ses robes à 10 000$.

PS Leaving Las Vegas est aussi un merveilleux film de Mike Figgis qui raconte ce qu’inspire Las Vegas : Un type blessé à l’extrême par la vie vient y mourir à petit feu en s’intoxiquant d’alcool.  L’amour illusoire d’une prostituée ne viendra pas à bout de son désespoir.  Ce film ne pouvait se passer ailleurs qu’à Las Vegas où toute cette agitation futile ne peut tromper la mort qui la transcende.

PS 2 pas de photos pour Las Vegas, c’est en soit un immense cliché.

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Une réflexion sur “Leaving Las Vegas, au plus criss…

  1. Pauvre BeauBrun y’a de quoi devenir fou. Moi ,pour ma part je n’y suis pas allée et poutant j’étais juste à côté,. J’ai préféré ravoder autour de Las Végas me contentant de voir au loin toute cette luminosité grotesque la nuit en plein désert.

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