Un tour de Gaspésie…

En marge de notre tournée des Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie, il y a eu notre tour de la Gaspésie à la rencontre des paysages multiples de cette magnifique région.

Au fil de la route, nous avons fait de nombreux arrêts pour explorer le portrait et la culture des lieux.  Trois petits guides nous ont accompagnés en nous donnant des points de repère : Les Plages et grèves de la Gaspésie, Le guide du routard que nos amis français nous ont laissé après l’avoir annoté durant leur propre tour en juin-juillet, enfin le Guide touristique officiel, région de la Gaspésie.  Mais pourquoi diable, les guides présentent-ils tous le tour de la Gaspésie en sens horaire, en commençant à Matane pour aboutir au fin fond de la Baie-Des-Chaleurs, juste avant de traverser la péninsule par la vallée de la Matapédia?  Comme nous l’avons fait en sens antihoraire, nous devions toujours les suivre en commençant par la fin et en inversant toutes les indications de directions… hum, un peu agaçant!  Quand même, je préfère nettement le faire en sens antihoraire.

Quand on commence le tour en suivant les rivières Matane et Matapédia pour traverser la péninsule, on découvre alors la Baie-des-Chaleurs comme une ouverture.  À sa source, à la rencontre de la Matapédia et de la Restigouche, c’est le début d’un paysage en expansion, de la Baie-des-Chaleurs jusqu’à la mer qui envahit tranquillement tout l’horizon.  C’est une façon très agréable de pénétrer la mer dans ce paysage qui n’a de cesse de s’épanouir jusqu’à l’infini que le golfe offre à nos yeux ébahis devant tant de lumière.  Ensuite, la mer encore, toujours à notre droite, prête à nous accueillir sans entrave, dessine le rivage de notre parcours tout en mouvance.  Je trouve ça bien plus agréable ainsi.

Rouler en Gaspésie c’est aussi découvrir des noms de lieux qui nous sortent de la sempiternelle litanie des noms de saints qui placardent la majorité des villes et villages tout au long du… Saint-Laurent.  C’est tellement plus beau d’arriver à L’Anse-à-Beaufils plutôt qu’à Saint-Untel ou Sainte-Unetelle,  ou encore à Cap-D’Espoir, Cap-Chat, Les Méchins, Rivière-au-Renard, L’Anse-au-Griffon, Cloridorme, que de poésie et d’originalité!

Nous avons donc ralenti le trafic à l’affut de découvertes de lieux qui attireraient notre regard assez pour y faire un détour et s’y arrêter un peu.  Ces nombreux arrêts rythmaient notre cadence sur la route.

Quelques étapes marquantes :

Pas encore la Gaspésie, première découverte, Le Domaine du Perchoir près de Rimouski, pour une première rencontre… avec les étoiles (merci à Greg, pour l’accueil et la jasette autour du feu).

La péninsule de Miguasha et ses falaises, Carleton-sur-Mer et le mont Saint-Joseph qui domine le village et ses grands vents.

Bonaventure, le Musée acadien du Québec qui nous a fait redécouvrir l’étonnante histoire de ce peuple sans pays et cette surprenante exposition de maquettes à l’échelle, de l’artisan incroyable Marcel Arsenault, au musée et à l’église.

New Carlisle, pour la statue grandeur nature de René Lévesque.  On n’a pu résister à l’envie de s’autophotographier à ses côtés.

Hope Town, pour Enid Legros-Wise, une artiste céramiste exceptionnelle qui nous a gentiment accueillis dans sa galerie fermée qu’elle a ouverte juste pour nous.  Voyez sur son site la finesse de son talent.

Percé, son rocher toujours impressionnant et surtout le très beau petit Musée Le Chafaud qui nous a fait découvrir un artiste original de la région, Alberto Tommi dit «le huitième du Groupe des Sept».  Superbe exposition!

Enfin, Forillon, le Parc de la Gaspésie, ses montagnes et sentiers…

Que de beaux souvenirs imprégnés à jamais dans notre mémoire.

En cliquant sur celle-ci, vous verrez les autres sur Flickr

Domaine du Perchoir aux étoiles

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4 réflexions sur “Un tour de Gaspésie…

  1. Merci de me faire découvrir le huitième du groupe des sept… bien trouvé comme formule, puisqu’elle correspond à l’esthétique du groupe. Quant à Enid Legros-Wise, qui fait des pièces d’une délicatesse extraordinaire, je suis soufflé. Une autre référence de grande originalité.

    Antihoraire qui autorise un contact plus organique avec une nature qui s’offre progressivement au regard. Bien vu.

    On sent la lenteur de l’observateur sensible qui sait modérer ses ardeurs touristiques, pour poser son regard encore davantage en profondeur sur les gens, les paysages et les trésors cachés. Une critique, en somme, de l’insoutanable légèreté de l’être… pour paraphraser Kundera. L’âge a parfois cet effet sur les bons vins.

    Bien sûr, la Gaspésie, c’est aussi Murdochville et la région éloignée des Monts de La Bolduc. Avec cette route si sauvage, qui ravit les visiteurs Français, en quête de grands espaceeeees.

    Si plusieurs visites sont nécessaires afin de découvrir ce territoire marqué par l’histoire et doté d’une géographie sans pareil, n’est-ce pas le contact avec la mer et les éléments qui nous impose une redéfinition du regard que nous portons sur les choses essentielles de la vie ?

    À chaque fois que la Gaspésie me prend, j’en reviens troublé.

    Grâce à votre regard, j’aurai revisité le mien.

    Une belle rencontre.

  2. J’ai bien apprécié revisiter la Gaspésie à ta façon ! Il y a plusieurs années que nous y sommes allés…c’est sûr que c’est à refaire un jour ! Bon retour

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