Voyage culturel au coeur du XXème siècle…

En soirée,  jeudi 26, c’était le concert d’ouverture du 35e Festival international de Jazz de Montréal.  Je ne voulais pas manquer cette soirée qui marquait plusieurs anniversaires (35e du FIJM, 80e de l’OSM et 90e de la création de Rhapsody in Blue) et mettait en vedette un de mes musiciens préférés, Alain Lefèvre.  J’avais donc acheté mes billets l’automne dernier. Ça, c’est rare pour moi d’acheter si longtemps d’avance.

Au programme, d’abord la nouvelle Maison Symphonique de Montréal.  Oui elle faisait partie de l’attraction pour ce concert inaugural, j’avais très hâte de la visiter pour en apprécier tout le bien qu’on en dit, et qui est bien fondé d’ailleurs.  Peut-être un peu aussi pour la comparer à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm.  Ce sont deux merveilleuses salles de concert!

Maison Symphonique de Montréal6134711362_4585cb3a9d_z

Sur scène, il y avait Alain Lefèvre, dont je suis un fervent admirateur.  Il était accompagné, en trio, par les virtuoses Michel Donato et Paul Brochu, pour l’interprétation des ses propres compositions aux rythmes jazzés.  C’était déjà parfait!  Mais comme le concert portait le titre L’héritage de Gershwin, Lefèvre était aussi accompagné par l’OSM pour l’interprétation très réussie du sublime Rhapsody in blue.  Ce fut là vraiment le moment fort de la soirée.  En deuxième partie, un extrait de West Side Story de Berstein (sans Lefèvre), puis en final, le concerto en fa de Gershwin.

Dans l’ensemble, j’ai adoré ma soirée.  Même si j’étais au balcon, le son était excellent et la performance de Lefèvre m’a enchanté.  Par contre, je ne comprends pas pourquoi, dans le monde de la musique «classique» la vedette n’est pas toujours sur scène?   Pour l’ouverture du concert et pour la pièce de Berstein, Lefèvre n’était pas là.  Pour moi, ça fait bizarre.  Imaginez que vous aller à un spectacle d’une grande vedette, disons par exemple Leonard Cohen (que j’ai vu au Colisée de Québec, un spectacle de plus de 3 heures) et que la vedette n’est pas sur scène le tiers du temps.  C’est à ça que j’ai pensé et c’était bien dommage.

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J’en viens au XXe siècle, Gershwin est un compositeur américain qui a créé l’essentiel de son oeuvre dans la première moitié de ce siècle.  Un oeuvre marquée par la modernité dans la musique classique.  Son merveilleux Rhasody in blue est la première oeuvre à faire entrer au concert classique des accents résolument jazzés.  En ce sens il est vraiment représentatif de la musique du XXe siècle.

Mon voyage au XXe siècle a par ailleurs commencé en après midi quand j’ai visité l’exposition LA BEAUTÉ DU GESTE au Musée d’art contemporain de Montréal.  À l’occasion de son cinquantième anniversaire, le MAC a concocté cette exposition en regroupant les oeuvres les plus marquantes de sa collection qui lui furent données depuis sa création.  Cette exposition est en soi un fantastique voyage au coeur de l’art du XXe siècle.  Toutes ces oeuvres révèlent aussi la richesse inouïe des collections du MAC.  Avec les autres expositions en cours, le musée nous offre un extraordinaire panorama de l’art contemporain d’ici et d’ailleurs.  La beauté du geste est à l’affiche jusqu’au 7 septembre, ce serait vraiment dommage que vous n’en profitiez pas, surtout qu’en plus, ses collections font partie de notre richesse collective.

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(Photo Claude Deschêsnes)

 

 

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