Appalaches, pleine lune et dépanneuse…

Avant de clore la saison avec mon RapideBlanc et de le mener à sa tanière hivernale, j’avais envie de me retrouver pour quelques jours encore en pleine nature.  Surtout que la météo annonçait du beau temps pour cette fin d’octobre.   Je voulais profiter une dernière fois pour cette année d’un des plaisirs que procure le Westfalia, dormir presque à la belle étoile, grâce aux vitres thermos de mon petit camion qui permettent de voir dehors tout autour et même au ciel.   Grâce aussi au chauffage intégré de mon cher petit campeur qui me permet de faire fi du thermomètre descendu sous la barre du zéro.  N’est-ce pas justement pour cela qu’on aime nos Westfalias qui nous permettent cette immersion dans la nature dans un relatif confort, comparativement au camping sous la tente?

J’ai pensé que ce serait l’occasion d’enfin aller à ce site de camping gratuit dans la région de Bellechasse, dont m’avait parlé un copain de West.

 

Découverte du Parc des Appalaches

Tout ce que j’avais comme information sur l’endroit était un point sur la carte de Google Map, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un parc régional.  N’ayant pas trouvé en arrivant l’endroit exact dont mon ami m’avait parlé, je me suis installé dans une petite halte entre la Route des Chutes et la Rivière Noire.  À part quelques voitures et camions qui sont passés en fin de journée, je n’y ai rencontré qu’une famille de castors qui ont bien essayé de m’intimider en tapant l’eau avec leur queue, mais je n’en étais que plus admiratif de ces petites bêtes laborieuses qui ont fait quelques allers-retours devant mon campement, jusqu’à la nuit tombée.

J’ai pu profiter d’un super beau coucher de soleil au-dessus de la petite rivière.

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Le soleil du jour ayant laissé place à la lune presque pleine et à la température froide de ce ciel clair d’automne (il a fait sous zéro les deux nuits de mon escapade), j’étais tout de même presqu’aussi confortable qu’en été avec le chauffage intégré de mon RapideBlanc.

La lune était si lumineuse qu’on se serait quasiment cru le jour, tellement j’y voyais clair durant cette nuit boréale.  À un moment donné, j’ai même dû tirer les rideaux pour atténuer l’éblouissement de sa lumière qui éclairait presque trop mon lit par la fenêtre du toit.

 

appalaches-10-15-8C’est le lendemain matin que j’ai trouvé le fameux site de camping gratuit, à quelques centaines de mètres à peine de l’endroit où j’avais passé la première nuit. Il s’agissait seulement d’emprunter un petit chemin de travers que j’avais évité la veille, croyant qu’il menait ailleurs, vu le panneau qui indiquait la direction vers le Mont Sugar Loaf.

Situé au bord de la même rivière, le site offre gratuitement aux campeurs plusieurs places aménagées sommairement.  C’est aussi le point de départ de plusieurs sentiers de randonnée dont évidemment celui qui mène au sommet du Mont Sugar Loaf.  On peut aussi y mettre à l’eau facilement kayaks et canots.  J’y ai croisé une petite famille de la région, en congé forcé par la grève des enseignants qui s’apprêtait justement à entreprendre cette randonnée avec leurs 3 enfants.  Leur confiance m’a convaincu d’en faire autant, il faisait tellement beau en cette fraiche, mais ensoleillée journée de la fin d’octobre.

Ce n’est qu’à mi-parcours que j’ai constaté que c’était une piste qualifiée de difficile.  J’en fus d’autant plus épaté par cette jeune famille quand je les ai retrouvés au sommet.  Ces enfants on surement dû bien dormir ce soir-là, après une telle randonnée en montagne qui vaut bien une journée d’école manquée.

Il m’aura fallu deux heures pour monter et presque trois pour en redescendre tellement c’était abrupt par endroits, au point où je dû m’accroupir souvent pour abaisser mon centre de gravité. Mais tous ces efforts ont été grandement récompensés par la vue spectaculaire à 360° que le belvédère du sommet offre aux grimpeurs persévérants.

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Après cette longue randonnée, malgré le froid, je me suis donc installé pour une seconde nuit, mais cette fois au camping dit de La langue de chatte.

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Cette nuit-là, la lune était vraiment pleine et comme le ciel était complètement dégagé, j’ai passé la soirée à écouter ma musique préférée dans le camion, éclairé seulement par une chandelle, ce qui me permettait de voir dehors comme si j’y étais.  La lumière de la lune me rappelait les scènes de nuit américaine au cinéma qu’on tournait en plein jour, en ne mettant qu’un filtre bleu devant la lentille.  J’ai pu ainsi observer presque tout le parcours de la lune dans le ciel.  À l’aube, les lueurs du jour naissant ont embrasé l’horizon.  Et comme dans la chanson, le soleil a rencontré la lune.  Ce fut une nuit magique que je n’aurais pu vivre autrement que dans mon cher Westafalia!

 

La dépanneuse…

Au matin, les flaques d’eau étaient gelées tellement il faisait froid.  Après mon café pris dans le confort de mon cocon roulant, j’ai démarré le West et entrepris le retour tranquillement, mais pas longtemps…

J’avais bien remarqué que les changements de vitesses étaient plus laborieux depuis quelque temps, j’attribuais cela à la basse température, mais j’ai compris que c’était plus grave quand je me suis retrouvé immobilisé et complètement incapable de changer de vitesses, à quelques kilomètres à peine de mon camping.  Heureusement, dans ma malchance, j’avais du réseau à cet endroit, contrairement au camping.  J’ai donc pu appeler l’assistance routière. Et c’est ainsi que mon cher RapideBlanc est rentré à Saint-Flavien, chez mon mécanicien, à dos de plateforme de dépanneuse.

La saison se termine donc sur une fausse note.  J’ai remisé le West avec une réparation à faire dès sa sortie au printemps, il faudra démonter-nettoyer-remonter toute la tringlerie du bras de vitesse jusqu’à la transmission. Il semble que le produit antirouille au graffite appliqué cet été s’est infiltré dans les articulations et en figeant au froid, empêche les mouvements normaux de ce système, les rendant plus difficiles, ce qui a fini par tout dérégler, espérons sans trop briser de pièces.

PS les photos de cet article ont été faites avec mon téléphone puisque j’avais oublié à la maison le sac contenant mon appareil photo…

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2 réflexions sur “Appalaches, pleine lune et dépanneuse…

  1. Salut Jacques, t’as finalement trouvé l’endroit dont je t’avais parlé le printemps dernier, et où je voulais aller camper avec d’autres Westeux. On va sûrement se reprendre à un moment ou un autre !
    Ça devait être vraiment tranquille à cette date de l’année !
    Claude

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