En route vers Terre-Neuve: Suite et fin…

Comme je trainais un petit boulet depuis Gros Morne avec ce problème de tuyau d’échappement cassé, réparé et recassé, j’avais décidé de renoncer à aller du côté de Saint-John cette fois-ci, convaincu que de toute façon je reviendrais bientôt à Terre-Neuve, tellement j’aimais mon séjour.

Le retour

La traversée depuis Blanc-Sablon s’était terminée sous la pluie. J’ai roulé lentement vers le sud et rendu à mon super spot de Three Mile Rock, comme il pleuvait de plus en plus, je m’y suis installé pour y passer la nuit. Je crois bien que c’est ce soir là que dans mon esprit s’est produit ce phénomène qui arrive à chacune de mes expéditions en West; à un moment donné, je sens que je bascule en mode retour. À partir de ce moment, j’ai moins d’intérêt pour l’exploration, j’ai envie de manger de l’asphalte et de rentrer à la maison. De fait, le lendemain j’ai amorcé le retour.

Au réveil, il pleuvait encore, le vent s’était levé et il soufflait assez fort. Je me suis demandé si mon petit camion serait capable de rester sur la route malgré les bourrasques qui projetaient bruyamment la pluie sur ses hautes parois qui font presque voiles sous le vent. Sur la route le vent était plutôt de face, alors j’ai atteint sans difficulté Port aux Basques en fin de journée. La pluie avait cessé et seul le vent continuait à ébranler le West.

Plutôt que de camper sur l’ile, j’ai décidé de prendre le prochain traversier qui était de nuit. Heureusement, le vent s’est calmé après le coucher du soleil. Ce qui a permis une traversée plutôt tranquille mais très différente de mon arrivée sous un soleil radieux.

J’ai dormi un peu pendant les 7 heures de cette traversée nocturne, ce qui m’a permis de reprendre la route reposé en débarquant à North Sydney. J’ai roulé d’une traite jusqu’en Acadie où j’ai fait escale Chez Les Maury, un petit vignoble près de Bouctouche qui accueille les campeurs de passages. Parfait pour prendre une douche et se reposer en dégustant un de leurs vins aux petits fruits locaux.

Le lendemain, c’est au camping municipal de Carleton-sur-Mer que j’ai fais escale, avant de traverser le parc de la Gaspésie le jour suivant, jusqu’à Cap-Chat, où j’ai pour ainsi dire terminé ce périple atlantique avant de rentrer à Québec.

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