Dormir à côté d’un géant…

Autour du 7-8 du 7, je suis retourné visiter le Géant de la Révolution tranquille, j’ai nommé le symbole de l’épanouissement des Québécois, le barrage Daniel-Jonhson, communément et plus justement nommé MANIC 5,  La Manic, comme dans l’hymne aux bâtisseurs qu’est la chanson de Georges Dor.

J’étais curieux d’y aller en west cette fois, malgré la longue route depuis Québec. Je voulais aussi camper dans le coin et faire un bout sur la 389, y rouler quelques km pour tester, pour voir si après j’aurai encore le goût de faire ce long périple nordique de Baie Comeau à Blanc Sablon.  C’est tout de même 1700 km de brousse, à rouler parfois sur de l’asphalte plein de nids de poules, mais surtout à surfer sur de la gravelle… Finalement, je crois que je vais attendre quelques années, le temps que le Québec imite le Labrador en améliorant encore ce parcours à grand potentiel de découvertes.

C’était encore très impressionnant d’aller aux pieds du barrage, sur la crête et même dans les entrailles de cette gigantesque structure qu’est le complexe Manic 5, construite par nos frères, nos pères et grands-pères… et quelques rares femmes aussi, c’était dans les années ’60.  D’ailleurs, chaque Québécois et Québécoise devrait y aller au moins une fois durant sa vie, histoire de voir de quoi on est capable comme peuple.  Je verrai d’ailleurs très bien une image de ce monument comme emblème du Pays du Québec… un jour j’espère!

Mais le clou de cette visite fût de passer la nuit sur le belvédère qui offre un excellent point de vue, pour nous faire apprécier l’œuvre dans son ensemble, de jour comme de nuit, parce que le barrage est subtilement illuminé la nuit durant.  Un éclairage qui donne l’impression que le barrage entier irradie la lumière qui le fait superbement ressortir de la nuit noire qui l’enrobe.  Oui, dormir à côté d’un géant a vraiment quelque chose de rassurant, de réconfortant même.  Mais en juillet, il ne faut surtout pas oublier de se prémunir contre les moustiques, sur soi et avec de bons moustiquaires dans toutes les ouvertures du west, parce que ce sont bel et bien eux les occupants majoritaires des lieux et ils nous le font savoir.

À une vingtaine de km à l’ouest de Baie-Comeau, se trouve le vieux quai de Ragueneau où j’avais déjà fait escale en 2014.  Je m’y suis donc dirigé cette fois encore, à l’aller comme au retour.  C’est vraiment un bon spot de squat, juste au bord de l’eau.  Espérons qu’il restera accessible encore longtemps, parce que c’est exactement ce genre d’endroits que recherchent la plupart des westeux;  belle vue, tranquillité, accessibilité… et gratuité. Quoique j’aurais volontiers laissé un 10$ pour l’entretien ou pour une œuvre locale, parce que je considère que mon passage dans ces régions mérite une contribution à l’économie locale. Mais ce n’est pas en nous obligeant à aller dans un camping cordé et trop cher qui me donnera satisfaction, parce que ce qu’un westeux cherche, c’est plutôt juste un peu de liberté pour s’installer quelque part sans déranger personne ni laisser de trace de son passage.

 

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